Eloge de la patience 
mardi, février 6, 2007, 11:25 AM - bacchus'spirit
Depuis combien de temps je songe à écrire cet article qui tient d'aileurs plus du billet d'humeur que de l'article formel ? Je ne sais plus.
Il a fallut que je me décide, et puis il faut du temps. Le temps, il est toujours là. Il s'agit de le prendre. Pas le courage, pas l'envie... pas la patience ?
Courage, je me réconforte en me disant que de la même façon que je vais en baver pour aller au bout de ce papier sans fuir, il en sera de même pour le lecteur le plus motivé du monde.
Je commence ainsi mon journal par un thème curieusement lourd et fort peu amusant, il faut en convenir.
Mais c'est que ça me tient à coeur. Je ne cherche pas spécialement à couvrir tous les angles de la réflexion, j'en serais bien incapable, je suis par trop étourdi. Disons que voilà une expression de mes pensées ce soir, en vrac.

A l'ère des portables, d'internet, la patience se perd ma bonne dame. Les jeunes comme les vieux, prenant goût au confort de l'immédiateté, se lancent sans réfléchir dans une vie effreinée où la réflexion n'est plus de mise.
J'en parle à l'aise, je suis très concerné par ce sujet. Une question, un doute, une inquiétude ? Ouf pas de soucis, je suis devant un ordinateur connecté au Web. Google vite sauve-moi. La capitale du Burkina-Faso, vite, vite. Les titres des infos, vite. Quoi, toujours les mêmes ? Il y a une heure, c'était déjà Sarko et Ségolène et puis pas de foot en Italie et oui, l'homme détraque le climat à toute vitesse. Bon sang, des nouveaux mails, alors. Oui, ouf. Ah non, mince, que des spams. Quoi de neuf sur le forum d'ouverture-facile ? Oh et puis ils ont l'air de dormir sur le chan...
Tout dans la société actuelle y participe, on consomme de tout, très vite. Les infos, on te sert ce qu'on veut te faire penser, à grands coups de haussement de sourcils et d'images choquantes. Ca tombe bien, tu as téléchargé un film cet après-midi en une heure et tu n'as pas de temps à perdre, tu vas le regarder ce soir ; d'ailleurs, les titres des infos ça suffit amplement. S'il se passe un truc vraiment important, ils en parleront...
De toutes façons, les journalistes ont pas plus réfléchi que toi à la complexité des problèmes que rencontre Cuba ou la Birmanie.
Au secours ! Prenons à nouveau le temps de lire, de réfléchir, d'écrire ! Parce que l'on ne peut pas se contenter de tout ce qu'on nous sert, prémâché et prédigéré. Si on ne va qu'au McDo, tous les autres restos fermeront et il n'y aura plus que ça ! Ouvrons un livre de cuisine et lançons-nous dans une recette à l'ancienne. L'intellect et la culture se préservent avec une utilisation régulière, approfondie et s'entretiennent avec patience.
Lire un livre au coin du feu, philosopher tranquillement près du poêle dans son fauteuil à bascule, savourer un whisky qui a veilli 21 ans en fûts de chêne dans une pièce dont le vieux parquet sec et craquant nous pousse à la nostalgie des salles de classe de notre enfance...
Il va falloir freiner, et faire preuve de patience pour donner une chance aux idées de mûrir. Evidemment, c'est pas facile ; c'est une notion totalement absente de la société moderne. Les progrès sont de plus en plus rapides et boulversants dans tous les domaines. La politique change de direction plus vite qu'auparavant. Mais de même manière que la mécanique quantique a prouvé que l'on ne peut à la fois mesurer la position et la vitesse avec une grande précision, il va falloir prendre du recul sur les sondages et les opinions... Pour rester dans l'analogie physicienne cette fois dans une terminologie plus thermodynamique, il faudrait raisonner non plus individu par individu, mais sur l'ensemble du peuple, mesurer des tendances "moyennes".
Que deviennent les grandes idées républicaines, les notions d'égalité, de bonheur, de projets, quand les ambitions individuelles et politiques sont systématiquement réduites à l'espérance de vie moyenne d'un homme ? Autrefois, mon bon monsieur -il faut bien changer d'expression, il n'y pas que les dames qui sont bonnes-, il me semble que l'on pensait plus aux génération futures, à l'héritage que l'on constituait pour ses descendants, pour que la société évolue sur des bases solides dans la bonne direction. Les pyramides n'ont pas été construites en un jour, la société dans sa version démocratique et républicaine ne s'est pas mise en place le week-end suivant la parution de l'oeuvre de Platon ni celle de Rousseau. J'espère simplement que de mon vivant démarrera un vrai projet, sur le long terme, qui vise justement au bonheur des citoyens. Quitte à ce que je ne parte qu'avec l'espoir de son aboutissement. D'ici-là, patience.
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Un anniversaire pas comme les autres - Partie 2 
jeudi, avril 20, 2006, 01:19 AM - Journal de Bord



Comme vous l'attendez tous, voici les jolies cartes que j'ai eu la joie d'ouvrir religieusement une par une. Tant de cartes d'anniversaire d'un coup ça fait tout drôle, ça m'a beaucoup touché et je tiens à remercier tout ceux qui ont donné de leur temps pour ça, merci beaucoup ! J'éspère que je n'en ai pas oublié, il n'y a pas tous les versos pour ne pas trop surcharger la page et il n'y a pas non plus d'ordre ou de taille de préférence : chaque carte ouverte m'a touché tout autant que la précédente.

(Cette page de journal n'est pas vraiment pour les petits modems... Désolé !)





































Dans le prochain numéro :

L'énigme de glouton !

Pourquoi dans le prochain numéro ? Tout simplement parceque je n'ai pas encore résolu cette satané énigme, je n'étais pas là ce week-end et j'ai eu du boulot avec toutes ces photos mais j'ai quelques pistes...

Le vrai trouve son origine dans la canne mais c'est le faux qu'il te faut -> j'ai pensé à un édulcorant, malheureusement aucun des chiffres n'a marché (E951, E952, etc...)

Un indice dans la fissure -> à travers la fente de la vache j'ai pu remarquer des carambars (ainsi qu'une petite clé), j'ai essayé tous les chiffres se rapportant aux carambars (taille, année de création, etc...), mais rien ne marche... J'ai même essayé le chiffre du colorant caramel.

Glouton si tu es là : le fait que le code du cadenas était bloqué sur 925 a t'il une importance ? Y a t'il d'autres indices que je n'aurais pas vu ou qui se seraient égarés en cour de route ? Le 1 gravé dans la boite du colissimo, c'est un indice ou pas du tout ?
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L homme est-il un animal ? 
vendredi, avril 14, 2006, 01:34 PM - glouton
L'histoire contée à chaud par rodolfu est effectivement bien affligeante d'autant que c'est devenu presque courant voire banal. Je choisi ces mots qui peuvent choquer à dessein. Ceci dit, "Je dois avouer que je n'aurais vraiment aucune pitié vis-à-vis de ce type de criminels" me choque un peu quand même. Je reconnais que c'est horrible mais il est à mon sens plus important de se pencher sur le pourquoi et le comment un être humain peut perdre à se point toute barrière psychologique, si toutefois il en eut un jour d'érigées, et tomber dans la violence la plus crue et la plus terrible. Parce que multiplier les coups d'arme blanche, c'est vraiment bestial et primaire. Une forme de violence sans aucune retenue ni raison. Donc, oui c'est horrible et condamnable évidemment mais sévir et punir seulement n'est pas la solution. La répression sans prévention ne marche pas, on le sait, même si un certain Hongrois petit, vil et moche ne fait que ça. Il est des cas dans lesquels moi aussi je me dit que je tuerais le coupable de mes mains, notamment les violeurs d'enfants. Mais cela ferait-il avancer le schmilblick ? C'est effectivement un long et difficile débat qui n'est pas, comme l'as souligné rodolfu, le sujet de son article. Celui-ci n'est autre qu'une réaction de ras le cul à la dérive des sociétés urbaines. J'allais dire la déshumanisation mais je me demande si en fait, ce n'est justment pas être humain que de se comporter en animal. Car la cause de tout conflit que ce soit chez l'insecte, le mamimfère, le reptile ou autre, humains compris, a toujours été la même : Le pouvoir et la domination territoriale. C'est la seule vraie raison de tout temps et à tout jamais. Les autres raisons, comme les religions, parfois invoquées ne sont qu'excuses et surtout outil de manipulation. Ainsi donc se pose la question de l'inné et de l'acquis. La violence est-elle innée chez l'homme et uniquement contrôlée par des barrières élevées à force d'écucation et de règles sociales ? Quel est finalement l'état naturel de l'homme ? Aspire-t-il par instinct à la paix et l'harmonie avec ces pairs et le reste de son environnement ou bien n'est-il qu'un individualiste narcissique qui ne cherche qu'à dominer ? On est en droit de se poser la question puisque la nouvelle d'un tel crime éveille en nous la même violence :"Je dois avouer que je n'aurais vraiment aucune pitié vis-à-vis de ce type de criminels"

Reste donc en suspend l'interrogattion hautement philosophique. L'homme est-il naturellement bon ou mauvais ?

PS : j'en profite pour vous inviter à écouter "L'avenir est un long passé" de MANAU sur l'album "Panique Celtique" et à relire l'article de tjpsi Dualité


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O tempora o mores 
vendredi, avril 14, 2006, 10:20 AM - rodolfu
C'est un étât d'âme proche de la révolte qui me pousse à vous écrire en cette belle matinée d printemps.

Ce matin, comme tous les matins, je découvre les nouvelles fraîches attablé devant mes céréales et mon café. La une fait état aujourd'hui d'un sinistre fait divers. Un jeune garçon de 17 ans,qui était paisiblement assis sur un muret de la gare centrale de Bruxelles écoutait avec un de ses copains de la musique sur son lecteur MP3, quand tout à coup 2 individus s'approchèrent de lui. Ces derniers lui font tout de suite comprendre qu'ils en veulent à son lecteur. Le garçon se défend tout légitimement pour les empêcher de lui subtiliser son bien. Un des deux malfrats sort alors un couteau et n'hésite pas à en faire usage plusieurs fois sur le jeune innocent. Résultat des courses: le jeune Joe, âgé à peine de 17 ans est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital où on l'avait amené.

La lecture des quelques lignes relatant ces faits m'ont tout bonnement fait sortir de mes gonds. De quel droit peut-on ôter gratuitement de la sorte la vie, à une jeune personne qui ne faisait de mal à personne? Je ne pus également m'empêcher de penser au sentiment que doivent à l'heure qu'il est éprouver les parents de ce jeune homme. Je dois avouer que je n'aurais vraiment aucune pitié vis-à-vis de ce type de criminels, mais je rentre ici dans un autre débat.

Ce cas ne doit certainement pas être le seul, et j'imagine que bon nombre de méfaits similaires doivent être de plus en plus courant de nos jours, dans les grandes villes de surcroît, et c'est d'ailleurs bien ça qu'il me fait peur.

Combien de fois n'ai-je pas entendu mon cher père dire devant son journal "Dans quel monde vis-t-on?" ou encore "Où va-t-on?". Et bien je me le demande aussi maintenant de plus en plus sérieusement.

rodolfu, pour vous servir


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Un anniversaire pas comme les autres - Partie 1 
jeudi, avril 13, 2006, 04:31 PM - Journal de Bord


Un bien bel anniversaire que celui de mes 25 ans ! Voici un reportage photo en plusieurs épisodes (2 ou 3) pour essayer de vous faire partager la façon dont s'est déroulé cet évènement qui serait bien anodin s'il n'était pas sublimé par l'amour de mes proches et toutes ces jolies lettres que vous m'avez envoyé. Des images valent parfois mieux qu'un long discours, c'est pourquoi je ne ferai pas trop long et je vous glisse juste un grand merci pour tout ça.

PS = nous fêtions également les 72 ans de mon grand-père, bon anniversaire à toi pépé (si tu as réussi à braver la technologie et à tomber sur ce journal).














Swan parviendra t'il à ouvrir toutes les lettres sans se blesser ?
La vache résistera t'elle à la pince coupante de pépé ?
Les lycéens arrêteront-ils de jouer du djembé dans les rues ?

Tant de questions en suspend...

Mais heureusement il y aura une 2ème partie !




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Après